Cruzille en Saône et Loire

  • Cruzille en Saône et Loire
  • Cruzille en Saône et Loire
  • Cruzille en Saône et Loire
  • Cruzille en Saône et Loire
  • Cruzille en Saône et Loire
  • Cruzille en Saône et Loire
  • Cruzille en Saône et Loire
  • Cruzille en Saône et Loire
  • Cruzille en Saône et Loire
  • Cruzille en Saône et Loire
  • Cruzille en Saône et Loire
  • Cruzille en Saône et Loire
  • Cruzille en Saône et Loire
  • Cruzille en Saône et Loire
  • Cruzille en Saône et Loire
  • Cruzille en Saône et Loire
  • Cruzille en Saône et Loire
  • Cruzille en Saône et Loire
  • Cruzille en Saône et Loire
  • Cruzille en Saône et Loire
  • Cruzille en Saône et Loire
  • Cruzille en Saône et Loire
  • Cruzille en Saône et Loire
  • Cruzille en Saône et Loire
  • Cruzille en Saône et Loire
  • Cruzille en Saône et Loire
  • Cruzille en Saône et Loire
  • Cruzille en Saône et Loire
  • Cruzille en Saône et Loire

Accueil du site > Sur les traces du passé cruzillois > Cruzille à l’époque moderne

Cruzille à l’époque moderne 

Cruzille à l’époque moderne 

L’inventaire archéologique du village ne recense que l’église pour cette époque là.

  • Eglise de Cruzille : la Pierre tombale de Jacques-Philippe de la Baume Montrevel 1654-1731

Dans l’église de Cruzille, il y a, intégrées dans le pavement, plusieurs pierres tombales, l’une d’entre elles, dans la Chapelle des seigneurs de Cruzille, porte cette inscription (encore bien lisible aujourd’hui) :

Seigneur de Montrevel

On sait que le château de Cruzille a été largement engagé durant les guerres de religion. Cette tombe en est un peu le symbole.

Jacques-Philippe-Eugène de la Baume Montrevel était le neveu de Nicolas-Auguste de la Baume Montrevel (1636-1716), Maréchal de France, avec qui il avait participé activement aux campagnes contre les protestants des Cévennes (les maquisards) prolongement des guerres de religion. Mis en réforme en 1697, très handicapé par ses blessures de Guerre, il est venu se retirer dans son domaine de Cruzille, et y mourir en 1722. 

Dans les Bulletins de l’Académie du début du XX° siècle , numérisés maintenant, on trouve un rapport fort étonnant d’une séance de l’Académie de Mâcon du 4 septembre 1902. Lors de cette séance, sous la Présidence de Mr Pellorce , en présence de Messieurs Arcelin (l’un des découvreurs du site de Solutré) et diverses sommités, après lecture du procès verbal de la séance du mois d’août, par M. le Dr Biot, secrétaire adjoint, la parole est donnée à M . Lacroix pour ajouter quelques mots sur les fouilles qui ont été opérées, sous la direction des membres de l’Académie, à l’église de Cruzille, lors de la visite faite avec M. de Benoist de Grevilly. Voici le texte de son intervention :

«  Cette église renferme dans une chapelle seigneuriale, très facile à reconnaître, le tombeau du comte de Montrevel. On avait dit, à une certaine époque, que dans des réparations faites à l’église, ce tombeau ayant été ouvert, on avait vu flotter sur l’eau qui l’avait envahi, une planche portant une armure de chevalier.
Après avoir au préalable demandé l’autorisation au maire et au curé de Cruzille, les membres de l’Académie présents à l’excursion firent ouvrir devant eux le tombeau. On se trouva en présence de deux caveaux accolés l’un à l’autre et remplis d’eau sur une hauteur de 0m80 environ, ce qui nécessita l’emploi de harpons pour en retirer les ossements. Dans celui de droite, que recouvrait la pierre tombale au nom du Comte de Montrevel, on ne trouva que quelques os longs : fémur, tibia, fragments d’os du crâne. Dans celui de gauche, on put extraire trois fémurs, dont deux de même grandeur et de même teinte, un autre plus petit. On y trouva, en plus une calotte crânienne très soigneusement sciée au dessus des arcades sourcilières, comme on le pratique habituellement pour une autopsie. Dans aucun des deux caveaux on ne put trouver le moindre objet de métal quelconque. Le Dr Biot a rapporté la calotte pour la déposer, si on le juge convenable, dans les collections de l’Académie... 
 ».

La suite du procès verbal ne fait plus cas de cette « excursion », ni du devenir de cet étrange crâne scié. Peut-être orne-t-il encore aujourd’hui une vitrine de l’Académie ? Quoi qu’il en soit, l’utilisation, par les « académiciens », du harpon pour repêcher la calotte sciée et les autres fragments, apparaît pour le moins étonnante.

Deux autres pierres tombales portant inscriptions, font partie du pavement du chœur de l’église pour deux Curés de la Paroisse Jean François Bégon, mort en 1717 et Joseph Bégon, neveu du précédent, mort en 1759, mais nous n’avons pas trouvé mention, à une date quelconque, de l’ouverture de ces sépultures.

  • Sainte Geneviève et sa statue énigmatique Tete Ste Genevieve

Nous avions rédigé en 1998, un dossier dans le bulletin municipal N° 13. À cette époque le Musée Greuze de Tournus était encore dans ses anciens locaux, une personne nous avait gentiment fait parvenir une photo d’une belle tête de pierre, intitulée « Vierge en majesté du 16° » et nous l’avait présentée, alors, comme celle de Sainte Geneviève, dont la statue avait été cassée précédemment. Cette personne ne savait rien de son histoire seulement que cette tête appartenait aux collections du musée Greuze depuis 1911 au moins.

Nous avions aussi rapporté ces paroles de Lucien Bonvilain (1917-2005) :

« Lorsque j’étais enfant, la centenaire du village racontait des histoires à mes sœurs plus âgées, notamment la légende attachée à la roche Sainte Geneviève ; les vieux prétendaient avoir vu l’empreinte du sabot du cheval du comte de Tavannes et affirmaient pouvoir la montrer. La statue mal scellée dans sa niche aurait été renversée par le meunier du moulin Meurier qui avait grimpé à la roche : elle s’est brisée en tombant, seule la tête a été récupérée et entreposée chez M. Guénebaud (actuelle maison de M. Guilloux). »

Depuis nous n’avons pas appris grand chose de plus, mais la même statue est toujours en place dans la niche de Sainte Geneviève depuis bien longtemps, un siècle au moins ! Elle est difficile à voir, à appréhender, il faut profiter des journées d’hiver où les arbres ont perdu leur frondaison et laissent ainsi un peu mieux le champ libre aux regards. Qui l’a fabriquée ? Qui l’a installée ? Cela reste un mystère, mais on peut affirmer, comparant les 2 sculptures que l’une, la tête en majesté est de facture très élégante et que l’autre, en place et dans son entier, apparaît beaucoup plus grossière beaucoup plus rurale mais qu’elle continue à veiller fidèlement sur ce joli vallon de l’Ail.

SteGenevieve 1 SteGenevieve 2



Site réalisé en SPIP pour l'AMRF