Cruzille en Saône et Loire

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Accueil du site > Cruzille, un patrimoine naturel à préserver > La faune

La faune

La faune

par Jacques Coulon

Parler de la faune, même à l’échelle d’une commune telle que Cruzille, est une tâche redoutable ! D’abord, les données sont rares et largement incomplètes, ensuite il s’agit d’un ensemble très vaste et divers dont personne ne peut maîtriser la totalité.
Quelques chiffres pour situer le problème : sur le site de l’Inventaire National du Patrimoine Naturel, il est recensé pour la commune de Cruzille, 2 Amphibiens, 0 Reptile, 3 Oiseaux, 14 Mammifères et 3 Insectes !! Chacun de vous pourra constater que ces nombres sont absolument ridicules, ce qui signifie que les données n’ont pas été transmises et, pour de nombreux groupes d’animaux, ne sont même pas inventoriées ni connues.
Je me contenterai donc d’évoquer quelques cas emblématiques et d’insister sur l’immense diversité chez les Insectes, en fonction des milieux et des modes de vie, laissant à d’autres intervenants le soin de parler des Oiseaux par exemple.

Nous pouvons noter en premier lieu la présence sur notre territoire communal d’un petit crapaud discret, le Sonneur à ventre jaune, espèce menacée et protégée, qui subsiste dans des sources un peu marécageuses en milieu forestier dans les hauts de Fragnes. J’évoquerai aussi le Crapaud accoucheur dont le mâle porte les œufs sur son dos et les humidifie régulièrement avant l’éclosion. Dans les années 70-80, j’entendais tous les soirs au crépuscule leur doux cri (sorte de « coû » fluté et sonore) dans les parages de la boulangerie de Sagy. Je ne les entends plus… Ont-ils disparu ? Se sont-ils éloignés plus loin dans la vallée de l’Aïl ? On peut aussi observer des Crapauds communs, et certaines années de nombreuses Salamandres noires et jaunes, qui se rendent à la rivière pour y pondre ce dont témoignent malheureusement les très nombreux cadavres d’individus écrasés sur la petite route menant de Sagy à Collongette.
Plusieurs espèces de lézards et de serpents vivent à Cruzille et singulièrement la grande Couleuvre verte et jaune, très agressive mais non venimeuse, qui affectionne les lieux secs, pierreux et chauds ainsi que des vipères.
Les différentes espèces de limaces et escargots sont à inventorier intégralement et je ne saurais en parler !
Les Crustacés sont représentés par les cloportes, les gammares ou « crevettes » d’eau douce dans les ruisselets.
Les Myriapodes ou mille-pattes sont nombreux dans les jardins : lithobie (grand mille patte roux), iules, gloméris, ces derniers pouvant se rouler en boule quand on les perturbe, et aussi dans les maisons où le grand Scutigère prédateur parcourt les murs en soirée. Regarder, lorsqu’il se déplace calmement, les ondes qui se propagent le long de son corps pour mettre en « marche » successivement ses grandes pattes, est un spectacle fascinant, comme l’est la vitesse stupéfiante avec laquelle il progresse en cas d’alarme. Attention cependant, le Scutigère  Scutigerepeut mordre et ce peut être un peu douloureux si on le saisit sans précaution ! Le mieux est de le laisser tranquille et de l’admirer ! Utile et inoffensif, il ne faut pas le tuer, au même titre que les grosses et impressionnantes Tégénaires ou autres araignées commensales de nos habitations.
Je vous parlerai davantage des Insectes que je connais mieux. Leur nombre est considérable, la plupart sont si discrets et sans incidence économique qu’on ignore même leur présence, et leur étude exhaustive est une gageure. C’est si considérable qu’aucun entomologiste ne peut connaître tous les groupes. Chaque famille d’insectes est souvent l’objet d’étude d’un ou de quelques spécialistes. Ils représentent de 75 à 80% de tous les animaux connus !

Les milieux aquatiques.

Peu nombreux sur la commune, l’Aïl en étant le plus représentatif.

En se promenant le long de son cours, on peut aisément observer plusieurs espèces de libellules dont les beaux Calopteryx mâles au corps et aux ailes d’un superbe bleu sombre métallique.

Calopteryx male

On observera aussi les femelles au corps vert et aux ailes légèrement enfumées de brun clair. Ils volent lentement, se posent sur les végétaux, s’accouplent aussi en formant une figure en forme de cœur caractéristique.

Calopteryx femelle

D’autres Agrions plus petits et toujours très délicatement colorés fréquentent aussi les berges dans le vallon de Ste Geneviève. Au dessus de l’eau, une grande libellule au corps noir et jaune, le Cordulegaster, parcourt inlassablement la rivière de son vol rapide et puissant.

Cordulegaster

Les Aeschnes, grandes et puissantes libellules au corps tacheté de bleu clair peuvent s’observer jusque dans les jardins de Sagy où elles s’aventurent occasionnellement. Elles n’hésitent pas en effet à s’aventurer loin de l’eau pour chasser leurs proies. Seules leurs larves sont strictement aquatiques.

A la surface de l’eau, dans les secteurs calmes, de graciles punaises allongées « marchent » sur l’eau à l’aide de leurs grandes pattes grêles qui déforment sans la percer la surface de l’eau : ce sont les Gerris, prédateurs, qui peuvent piquer douloureusement si on les saisit à pleine main sans précaution.

Gerris

Plusieurs autres espèces de punaises aquatiques fréquentent la rivière car j’ai pu en observer par dizaines en allumant de nuit une lampe UV à lumière noire qui les attire car elles volent très bien. Toutes ces espèces, libellules ou punaises sont des prédateurs utiles. Leur présence témoigne d’une assez bonne qualité des eaux de l’Aïl car toute pollution excessive les ferait disparaître immanquablement.

Les milieux forestiers, et les espèces xylophages (qui « mangent » le bois).

Représentés par les nombreux bois sur le territoire de la commune, les milieux forestiers hébergent de très nombreuses espèces peu visibles et ne provoquant pas de dégâts particuliers. Il s’agit d’une faune qui contribue au recyclage du bois mort. Parmi ces espèces, de très nombreux buprestes, petits insectes au corps élancé et toujours brillant (métallique), les capricornes reconnaissables à leurs grandes antennes parfois aussi longues ou plus longues que leur corps. Le Grand Capricorne (Cerambyx cerdo) est rare. Il bénéficie d’une protection nationale car il n’est vraiment abondant que dans les régions méridionales. Il se développe dans le chêne, essentiellement. Plusieurs espèces de capricornes, petites et discrètes, se développant dans le bois mort des différentes espèces de feuillus, colonisent les bois de la commune ; on peut parfois en observer chez soi, lors de leur sortie des bûches entreposées pour le chauffage !
Le grand lucane cerf volant (Scarabée) en fait aussi partie, ses larves, très gros « vers blancs », se développent dans les grosses pièces de bois mort. On peut le voir voler le soir dans la vallée de l’Aïl et sans doute en de nombreux autres endroits forestiers.
Plusieurs Chrysomélidés, sans effet économique notable, vivent aussi dans les chênes ou autres essences. Ils ne sont guère observables que si l’on « bat » les branches des arbres pour les faire tomber sur un drap (parapluie japonais !), ils sont de taille modeste même si plusieurs sont brillamment colorés.
D’autres espèces xylophages s’observent en dehors des milieux strictement forestiers. J’en citerai deux :
Aegosome- l’Aegosome, grand capricorne brun aux antennes épineuses chez le mâle qui se développe dans le tilleul et d’autres essences de feuillus. Il est strictement nocturne et peut parfois s’observer, attiré par l’éclairage.
Capricorne des charpentes- un autre capricorne : le Trichoferus holosericeus se développe dans le chêne. Il est particulièrement abondant dans les vieilles poutres des charpentes où ses larves creusent des galeries importantes. Son développement peut prendre plusieurs années tant le milieu où il vit est peu nutritif ! Les adultes s’accouplent et pondent sur place, l’animal auto-entretenant ainsi l’infestation des poutres sans même sortir des maisons ! C’est un insecte évidemment préoccupant dont il est très difficile de se débarrasser, l’injection de produits traitants étant problématique dans des poutres en chêne séculaires ! Il est crépusculaire et nocturne mais, sans doute, certains d’entre vous ont eu l’occasion de le voir. Peut-être même avez-vous pu entendre dans le silence nocturne ses larves ronger patiemment et laborieusement le bois très dur dans lequel elles creusent leur galerie pour se nourrir ?
En milieu forestier vivent aussi de nombreuses espèces appartenant à la « faune du sol ». Ce sont des insectes qui vivent et chassent en se déplaçant au sol, car la plupart sont des prédateurs. Ce sont surtout des Coléoptères de la famille des Carabidés et des Staphylinidés. Tous sont utiles dans la mesure où ils sont prédateurs d’autres insectes et aussi de mollusques tels les limaces. La plupart du temps nocturnes, ils se réfugient le jour dans la litière forestière, sous les morceaux de bois ou les pierres. Sauf à les rechercher spécialement, peu sont d’observation aisée.
On peut aussi y observer de petites blattes, répliques en miniature des gros cafards domestiques, mais totalement inoffensives et qui se nourrissent de débris végétaux, de champignons microscopiques, recyclant ainsi, à leur échelle, la matière vivante.
Les milieux forestiers de la commune ne semblent pas menacés particulièrement.
Composés d’essences variées, non soumis à une exploitation intensive, ils abritent une riche biodiversité dont je n’ai pas observé de variation sensible au cours des quarante dernières années. Il est important de laisser au sol les bois tombés inexploitables car ils sont le terrain de développement des larves de la plupart de ces espèces xylophages. Les insectes du sol se développent eux dans la litière et si aucun traitement pesticide n’est appliqué, ne sont pas menacés.
L’apparition de la sinistre Pyrale du buis risque par contre de perturber fortement le paysage forestier. Toutefois très peu d’espèces se développent aux dépens de cet arbuste. Par contre tout traitement d’envergure contre ce ravageur, à supposer qu’il soit applicable en forêt…, et même à base de BT, serait très gravement préjudiciable à de très nombreuses espèces et pas seulement aux Lépidoptères (papillons) nécessaires aux cultures.

Les prairies et jardins, insectes floricoles.

Cet ensemble constitue le plus vaste réservoir de biodiversité.
La faune du sol comporte de très nombreuses espèces de Carabes et de Staphylins, très utiles car gros consommateurs d’insectes et de mollusques (escargots, limaces) pas toujours appréciés des cultivateurs ! Citons le Carabe doré, Carabe dore vert métallique aux longues pattes oranges, alias la « jardinière », le Procruste, Procruste très gros carabe entièrement noir. Ils fréquentent les jardins, les prairies mais semblent malheureusement en régression pour des raisons sans doute multiples.
Citons aussi l’Ophonus rufipes, plus petit, noir couvert de poils dorés, qui pénètre souvent et parfois en nombre dans les maisons, le soir en été et en automne car il vole bien et vient à la lumière. Parfaitement inoffensif pour nous, il inquiète parfois par son caractère invasif. C’est un insecte nocturne qui aime se cacher dans les recoins sombres. Son seul inconvénient est de sentir mauvais mais seulement si on le saisit !
Très importants pour le sol sont aussi les minuscules collemboles, blanchâtres ou grisâtres, sans ailes, qui sautent comme des puces mais que seuls quelques spécialistes sont capables d’étudier.
Parmi les autres hôtes des milieux ouverts, on peut citer les coccinelles, grosses consommatrices de pucerons, dont la coccinelle asiatique d’importation récente, de coloration extraordinairement variable, que l’on observe actuellement partout y compris sur les murs des maisons, et qui entre en compétition par la voracité de ses larves avec nos espèces indigènes.
Parmi les Orthoptères, outre de nombreuses espèces de criquet, on peut sinon la voir du moins entendre, au crépuscule, la stridulation du mâle de la grande sauterelle verte, carnivore et prédatrice.
Dans les zones chaudes, la mante religieuse se tient à l’affût, prête à saisir ses proies de ses redoutables pattes ravisseuses. Elle s’observe aussi dans les jardins même si son biotope de prédilection est la prairie sèche et les friches bien exposées. Elle existe sous deux formes colorées, l’une verte, l’autre beige, qui ne sont que des variations chromatiques d’une seule et même espèce.
On rencontrera dans les mêmes endroits, parmi d’autres punaises, la réduve Rhinocoris iracundus, Reduve ecarlated’un beau vermillon, à l’affût sur les tiges ou les fleurs, à la piqûre très douloureuse pour qui la saisirait à pleine main. Sa grande cousine, noire et nocturne, se rencontre, elle, dans les greniers des maisons ! Ce sont des prédateurs que je signale à cause de leur facilité à piquer. Une autre punaise, venue de Californie, vit aux dépens des pins mais se rencontre n’importe où car elle vol aisément. Punaise californienne du pin De grande taille, ressemblant aux réduves, elle peut effrayer, elle est cependant inoffensive. Elle entre parfois dans les maisons par les fenêtres ouvertes.
Les floricoles sont très variés et leur mode de vie également car bien souvent seuls les imagos adultes fréquentent les fleurs. Nous connaissons tous le beau Scarabée ou cétoine doré qui vole au soleil en mai-juin et se pose sur diverses inflorescences : lilas, aubépines, roses, sureau… Ses larves vivent dans le terreau sans causer le moindre inconvénient. Ce sont de gros vers blancs assez semblables à ceux du hanneton commun. Ce dernier, « nuisible », a fortement régressé et devient rare !
Vous avez aussi sûrement vu le Criocère du lis Criocere du lisdont les larves sont capables de défolier entièrement les lis blancs sans toucher aux fleurs cependant.
Le petit capricorne (Cerambyx scopolii), Petit capricorneréplique réduite du grand Cérambyx du chêne, s’observe en vol et se pose sur les fleurs avec la cétoine dorée en plein soleil, alors que son cousin plus grand est strictement nocturne. Quand on le saisit, il stridule de manière très audible ! Ses larves sont xylophages.
Parmi les floricoles citons aussi de nombreuses mouches dont les asticots, eux, vivent parfois dans les latrines…ou font une chasse active aux pucerons.
 Les abeilles domestiques sont les agents essentiels de la pollinisation en récoltant pollen et nectar. Bourdons et abeilles solitaires, parmi lesquelles les gros Xylocopes entièrement d’un beau bleu sombre, sont également des agents essentiels à la fructification des arbres fruitiers et autres plantes herbacées, de même que les papillons. Parmi les papillons diurnes, aucune espèce particulièrement remarquable par sa rareté ne semble présente sur le territoire de Cruzille. Les papillons nocturnes sont beaucoup plus nombreux et moins connus. Je citerai seulement les Sphinx au vol très rapide, qui butinent les fleurs en vol stationnaire sans même se poser tels les colibris dans les régions tropico-équatoriales. De jour le Macroglosse est facile à voir, la nuit d’autres espèces plus grandes le remplacent mais sont rarement observables, tel le sphinx de la vigne au corps d’un beau rose ou celui du liseron grand et massif au corps gris. Tous les Lépidoptères sont phytophages à l’état larvaire (chenilles) et selon l’espèce, exploitent à peu près toutes les plantes herbacées , les arbustes, et même les feuilles des grands arbres.
Il est enfin tout un monde d’insectes de taille modeste ou petite, voire minuscule, invisibles sauf pour celui qui les cherche en fauchant au filet les plantes. Innombrables punaises, mouches, coléoptères qui exploitent les plantes herbacées en suçant leur sève ou en se développant à l’état larvaire dans les tiges, racines ou même en minant les feuilles.
Toute cette faune est encore bien présente même si certains insectes au mode de vie très spécialisé sont en régression dans les prairies, tels les bousiers et autres coprophages dont les populations ont fortement régressé suite à l’emploi des antihelminthiques chez les bovins. Ces insectes sont pourtant utiles et même indispensables car ils recyclent les excréments des animaux d’élevage.

Les friches.

Un des milieux les plus riches et précieux est celui des prairies sèches du sommet des collines mâconnaises, les « teppes ». Et c’est aussi celui dont la disparition progressive est la plus préoccupante. Il s’agit d’un processus naturel de fermeture du milieu par envahissement progressif par les arbustes puis les arbres tels les chênes pubescents en terrain calcaire chaud. La disparition du pâturage par les petits troupeaux de chèvres en est la cause essentielle. Y remédier paraît difficile sauf à entreprendre de coûteux et fastidieux travaux de suppression des arbres pour maintenir l’ouverture du milieu. Le talus du bord des routes, à la base des collines, peut aussi rassembler des insectes voisins de ceux qui vivent dans les teppes, encore faudrait-il éviter de faucher tout et n’importe où et singulièrement entre le mois de mai et le mois de juillet, car on élimine ainsi nombre de plantes, hôtes nécessaires au développement de nombreux insectes, papillons inclus, sans parler des Orchidées sauvages, toutes protégées, que l’on coupe en pleine floraison.
Il serait bon de réfléchir aux endroits où le fauchage est vraiment utile et nécessaire pour la sécurité.
Je voudrais pour terminer ce « survol » de la faune la moins connue, citer un tout petit bupreste (2 millimètres !), que l’on considérait comme n’existant au monde que dans la région lyonnaise, le Cylindromorphus gallicus Cylindromorphus gallicus . Il est très fréquent en réalité sur les teppes cruzilloises où il vit sur les touffes de fétuque bleutée (fétuque « ovine »), parfaitement invisible à leur pied. Il aurait en outre été retrouvé récemment…en Espagne ! Il n’a donc plus de gallicus que son nom… Sic transit…

Conclusion.

La biodiversité est précieuse et son maintien indispensable à l’équilibre de la vie animale dans les milieux les plus divers. Se poser la question : « à quoi servent toutes ces espèces minuscules ou invisibles ? », n’est pas une bonne approche du problème car l’utilité d’une espèce ne se mesure pas exclusivement à l’aune de l’appréciation humaine ! Alors même que nous ignorons bien souvent toute la chaîne biologique à laquelle telle espèce participe, et quelles seraient les perturbations que sa disparition entraînerait, tel le célèbre « battement d’aile du papillon »... Notre commune est encore bien pourvue en milieux riches et relativement bien préservés en dépit de l’emprise des vignes (j’apprécie beaucoup le vin et n’en suis donc pas ennemi !). L’inventaire de sa faune reste presque entièrement à faire. Puisse ce petit texte susciter des vocations ?



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