Cruzille en Saône et Loire

  • Cruzille en Saône et Loire
  • Cruzille en Saône et Loire
  • Cruzille en Saône et Loire
  • Cruzille en Saône et Loire
  • Cruzille en Saône et Loire
  • Cruzille en Saône et Loire
  • Cruzille en Saône et Loire
  • Cruzille en Saône et Loire
  • Cruzille en Saône et Loire
  • Cruzille en Saône et Loire
  • Cruzille en Saône et Loire
  • Cruzille en Saône et Loire
  • Cruzille en Saône et Loire
  • Cruzille en Saône et Loire
  • Cruzille en Saône et Loire
  • Cruzille en Saône et Loire
  • Cruzille en Saône et Loire
  • Cruzille en Saône et Loire
  • Cruzille en Saône et Loire
  • Cruzille en Saône et Loire
  • Cruzille en Saône et Loire
  • Cruzille en Saône et Loire
  • Cruzille en Saône et Loire
  • Cruzille en Saône et Loire
  • Cruzille en Saône et Loire
  • Cruzille en Saône et Loire
  • Cruzille en Saône et Loire
  • Cruzille en Saône et Loire
  • Cruzille en Saône et Loire

Accueil du site > Cruzille, un patrimoine naturel à préserver > Des mantes ... pas très religieuses

Des mantes ... pas très religieuses

par Sandrine Dutartre

Dans nos jardins, sur nos murets, nous pouvons observer notamment en fin d’été de grands insectes se fondant dans la végétation comme des tiges vertes. Avec ses pattes longilignes et une tête très mobile aux yeux disproportionnés, cet insecte, au physique d’extraterrestre, semble tout droit sorti d’un film de science-fiction.
Il s’agit de la Mante Religieuse.

Mante religieuse
Son nom lui vient d’une posture typique qu’elle adopte en repliant et accolant ses membres antérieurs faisant ainsi penser à des mains jointes. On l’appelle encore "Prie Dieu" en Provence.
Mais cette attitude n’a rien de très religieux, bien au contraire. Il s’agit d’une posture dite de « garde » c’est-à-dire permettant d’induire une défense ou une attaque.
Notre chère mante se rapproche ainsi plus de la boxeuse que de la religieuse puisqu’elle est une redoutable prédatrice.
Insecte carnivore, elle est parfaitement adaptée à la prédation des insectes, parfois bien plus gros qu’elle. Grâce à ses pattes antérieures acérées et hérissées de pointes et très justement qualifiées de ravisseuses, elle harponne littéralement ses proies (mouches, abeilles, bourdons, papillons…). Elle chasse à l’affût et peut facilement passer inaperçue dans son milieu du fait de sa couleur.
Mais elle est surtout connue pour ses mœurs amoureuses très particulières. En effet, lors de l’accouplement, si elle en a l’occasion, la femelle mange le mâle en commençant par lui arracher la tête. Sans doute s’assure-t-elle ainsi un accouplement non interrompu et par ailleurs le bénéfice d’un repas !
Quoi qu’il en soit, il est assez fascinant d’observer l’élégance et la grâce de cet insecte.
Les mâles et les femelles se ressemblent, toutefois les femelles sont toujours plus grandes (75 mm contre 50 pour les mâles) et plus robustes notamment lors de la période de gestation.
À cette période (automne), la femelle n’est plus en capacité de voler et se déplace donc à « pattes ». Elle pond 200 à 300 œufs dans une oothèque (sorte de "boîte à œufs), ressemblant à de la mousse de polyuréthane, qui durcit au contact de l’air et adhère fortement au support (pierre, bois…).
L’éclosion des jeunes mantes intervient en juin de l’année suivante.

Particulièrement abondantes dans notre secteur, n’hésitez pas à observer ou photographier cet insecte majestueux !



Dans la même rubrique

Site réalisé en SPIP pour l'AMRF