Cruzille en Saône et Loire

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Accueil du site > Cruzille, un patrimoine naturel à préserver > Le Buis

Le Buis

Le Buis

par Claire Cornillon et François Dedienne

Il existe aussi dans nos forêts cruzilloises, en assez grande quantité,un arbuste feuillu, à feuilles persistantes, qu’il est important de citer. Tous les affouagistes le connaissent bien. Vous l’aviez deviné, il s’agit du Buis. Pendant la guerre de 39-45, le maquis de Cruzille y trouva refuge et il y avait à l’époque une parcelle de bois appelée « Le Bois de Buis »suffisamment inextricable pour permettre aux maquisards de s’y cacher. Après guerre, ce bois fut, hélas, coupé à blanc par son propriétaire, faisant disparaître alors cet ensemble de buis que certains disaient au moins centenaires ! Ainsi disparut aussi l’une des dernières sources de la tradition de Sagy, des Peigniers ou fabricants de Peignes en buis, une spécialité du hameau qui s’étendit sur plusieurs siècles (cf BM N° 25 « Cruzille Mémoire d’Artisans » Janvier 2011).
 
BUXUS SEMPIVERENS EN DANGER 

Plante emblématique des teppes calcaires et bois du Haut-Mâconnais et plus particulièrement de notre village, le buis commun, de son nom scientifique Buxus Sempiverens, est l’une des deux espèces indigènes de toute l’Europe (on compte environ 90 espèces de buis dans le monde). Toujours vert, il apporte une petite note de gaité dans nos paysages d’hiver ; ses fleurs blanchâtres exhalent une odeur très caractéristique lors des premières chaudes journées d’avril.
Exploité artisanalement autrefois à Cruzille, plus récemment pour la fabrication de couronnes de Noël par des horticulteurs suisses, il est aujourd’hui bien délaissé mais l’aspect brillant de son bois après polissage mériterait qu’on s’intéresse de nouveau à lui !
Cependant, de lourdes menaces pèsent aujourd’hui sur sa survie dans nos paysages mais surtout dans nos jardins : il est en effet l’objet de nombreuses attaques de champignons ou de chenilles.

Deux principales maladies dues aux champignons peuvent être présentes simultanément sur les pieds contaminés :
L’une s’attaque aux racines et dessèche le buis qui roussit, on pourrait penser qu’il est la cible des araignées rouges ou qu’il a soif : c’est la Volutella Buxi présente en France depuis les années 60.
L’autre atteint le feuillage et les rameaux : par temps orageux (température élevée et forte humidité) apparaissent sur le jeune feuillage des taches jaune orangé puis marron gris. Les feuilles sèchent et finissent par tomber. L’attaque est due à Cylindrociadium buxicola d’importation récente.
Aucune méthode utilisant la lutte raisonnée n’est actuellement efficace à 100%. La bouillie bordelaise ne donne pas de résultats satisfaisants. Seuls les fongicides systémiques de la famille des triazoles permettent de lutter efficacement.
En préventif, il faut éviter les excès d’humidité, tailler le moins court possible, ratisser les feuilles tombées et déraciner les plants morts.

Les chenilles d’un papillon nocturne, la pyrale du buis, introduit accidentellement en France il y a une dizaine d’années, sont capables de défolier un gros buis en moins de 24 heures.

Papillon pyrale
Ce papillon originaire d’Asie peut atteindre une envergure de 4 cm. La femelle pond ses œufs sur la face inférieure des feuilles de buis.
Les chenilles, de 3,5 à 4 cm, sont vert clair, ornées de stries longitudinales vert foncé, avec des verrues noires ; la tête est noire et luisante.
Très voraces, elles s’attaquent exclusivement au buis. Après s’être nourries des feuilles, elles laissent derrière elles des toiles sur les rameaux attaqués.

Chenille pyrale

Les traitements pour les buis de nos jardins :

  • Entre mars et la fin septembre, piéger les papillons mâles : la pyrale peut donner 2, 3, voire 4 générations de papillons selon la météo. Il faut empêcher ces derniers de pondre sur le revers des feuilles de buis. Pour cela, installer des pièges à phéromones pour capturer le plus possible de mâles, qui ne pourront plus s’accoupler.
  • Dès qu’il y a des œufs : les parasiter avec des trichotop buxus, un nouveau prédateur. Ce sont des guêpes microscopiques parasitoïdes : la femelle pond ses œufs dans ceux du ravageur, ce qui les détruit et empêche la naissance des chenilles.
  • Eliminer les chenilles : la première chose à faire est de les retirer manuellement (elles ne sont pas urticantes). La lutte biologique est très efficace lorsque les chenilles mesurent 1 cm : traiter tous les mois jusqu’à l’hiver avec une solution de Bacillus thuringiensis (Bt). Plus tard, le traitement serait inefficace.


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