Cruzille en Saône et Loire

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Bocages

Bocages En observant cette vue aérienne de Cruzille, de sa mairie, de son château, au milieu du XXe siècle, on peut noter quelques différences, mais également des similitudes avec le paysage que l’on peut contempler actuellement.

Cruzille vue aerienne

En ce qui concerne les différences, et cela est presque un jeu pour l’observateur, chacun pourra noter que quelques pavillons ont été construits depuis : le long de la route départementale, de la route de Fragnes, de la salle communale… D’autres bâtiments ont été détruits (ancienne cure, près de l’église). D’autres encore étaient provisoires (tentes en contrebas du château). Le paysage s’est également boisé et les arbres ont poussé, dans la combe de Cruzille, sur le coteau ouest, depuis l’ancienne carrière de pierre et le long de la route. Les sentiers ne sont plus visibles depuis le coteau opposé.

Mais le village a conservé la même physionomie : vignes et prairies occupent les mêmes secteurs. Autour d’un habitat groupé, (l’habitat ancien est encore très nettement identifiable) les jardins potagers sont toujours bien présents de nos jours, même si certains se sont déplacés ou ont disparu (à la place de l’actuel parking du club par exemple). Les arbres d’ornement et les fruitiers sont toujours bien représentés (le noyer notamment), des éléments du paysage que ses habitants continuent d’apprécier et d’entretenir.

Mais l’on peut surtout noter que le bocage s’est presque développé, même s’il a changé de forme. Les limites de parcelles sont en effet bien lisibles sur la vue ancienne, bien que l’on ne puisse pas toujours distinguer qu’il s’agisse de murets de pierre sèche. Ce réseau de murets et de murgers (importants amoncellements de pierres entre deux murets et en limite de parcelles pour en faciliter l’exploitation) est toujours bien présent, on l’appelle bocage lithique (« de pierre ») et il avait atteint son paroxysme au milieu du XIXe siècle dans le Mâconnais avant la crise du phylloxera et le début de l’exode rural. Il est actuellement gagné par la végétation (buis, érables champêtres…). Les haies basses et taillées, le long des routes en particulier, sont également toujours bien présentes (la parcelle en triangle en montant à Grevilly n’a pas changé) et l’on peut d’ailleurs en profiter ici pour remercier ceux qui les entretiennent tous les ans (cantonnier et exploitants). Ce qui a évolué, c’est que les haies ont poussé, comme sur le coteau par exemple, et une troisième forme de bocage, comparable à celui que l’on trouve dans l’ouest de la Saône-et-Loire, dans le Charolais et le Brionnais s’est développé : la haie d’arbres de plein jet (non taillés). Ceci nous donne donc, au final, sur Cruzille, de nos jours, un très bel exemple de bocage de haies mixtes ; sans compter que chacun a pu également planter sur son terrain, pour son agrément ou préserver son intimité, de nombreux exemples de haie libres.

Lorsque vous voyagez selon l’axe nord sud, cette impression est atténuée par le fait que l’on suit la combe viticole qui s’est mécanisée (circulation des enjambeurs en bout de rangs) le paysage demeure très ouvert. Mais si vous randonnez d’est en ouest en suivant les chemins de notre commune, vous notez bien cette permanence et la diversité de notre bocage (très nombreuses essences d’arbres, à redécouvrir par exemple en parcourant le sentier de la Boucherette). A nous, à présent, d’entretenir ce bocage, de le tailler, le contenir, et de ne pas, non plus, laisser le paysage se refermer, pour conserver à notre village son appréciable caractère bucolique.

Cédric Crémona



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