Cruzille en Saône et Loire

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Accueil du site > Cruzille, village agricole > Être viticulteur, aujourd’hui à Cruzille

Être viticulteur, aujourd’hui à Cruzille

Les années ont passé, avec elles, des guerres, des modes, des lois, des épreuves, des usages, des crises, ont passé aussi. Avec ces années, sont arrivés aussi la modernisation, les tracteurs, les enjambeurs, les plans agricoles, l’organisation de la profession, des nouvelles maladies...

En 2014 Cruzille compte 150 hectares de vignes, c’est beaucoup moins qu’avant le phylloxéra où elle s’étendait sur 432 ha ! Beaucoup de ces vignes, alors, étaient situées de « l’autre coté de la montagne » sur Fragnes et Ouxy. En 1,5 siècle, la physionomie a changé, après arrachage, les vignes se sont reconstituées essentiellement sur les côteaux exposés est ou sud-est de la commune et sur ses plateaux. Le versant côté Grosne a presque été abandonné sauf quelques vignes, dernier petit bastion, sur la partie cruzilloise de l’Échelette !

Vignes

Après des années à produire beaucoup de vin rouge, progressivement, le vin blanc est devenu notre principale production, et le chardonnay a bien souvent remplacé le gamay. Nous trouvons maintenant exclusivement trois cépages : le chardonnay majoritairement, le pinot noir et le gamay. À partir de ces cépages, les viticulteurs peuvent revendiquer différentes « Appellations d’Origine Contrôlée » :

  • Le Mâcon blanc, le Mâcon Cruzille, le Crémant de bourgogne à partir du chardonnay
  • Le Mâcon rouge, le Mâcon Cruzille rouge, le Crémant de bourgogne à partir du gamay
  • Le Bourgogne rouge et le Crémant de bourgogne à partir du pinot noir.

Toutes ces appellations, peuvent être vendangées à la machine, sauf pour le Crémant de Bourgogne où le raisin ramassé à la main est transporté dans des caisses percées (cagettes).

Aujourd’hui, sur Cruzille, on peut estimer à une petite quinzaine le nombre de vignerons ou viticulteurs : trois indépendants dont deux en viticulture biologique et une douzaine de coopérateurs. On peut leur adjoindre un certain nombre de co-exploitants (épouses ou membres des familles), des ouvriers, des chefs de cultures ou autres professions associées, des travailleurs saisonniers. C’est donc qu’un assez grand nombre de Cruzillois vivent encore de la vigne !

La taille de la vigne :

On trouve plusieurs modes de conduite « taille » suivant les cépages.

Le gamay, le pinot sont historiquement taillés en Guyot simple, c’est-à-dire un courson à deux bourgeons et une baguette à 6 à 8 bourgeons.

Le chardonnay est principalement conduit en taille à queue du Mâconnais soit en Guyot arcure. La particularité de l’arcure est que la baguette n’est pas pliée à plat mais en anse de panier, Ce pliage permet de freiner les flux de sève vers l’extrémité des bois atténuant ainsi l’acrotonie. 

La période de taille la plus propice s’étale entre décembre et mars, les viticulteurs utilisent le sécateur électrique, parfois le pneumatique. Les bois de taille sont encore souvent brûlés dans les rangs dans des brouettes réservées à cet effet. D’autres viticulteurs vont laisser les sarments en andins dans les rangs pour ensuite les broyer. Ce procédé permet une restitution des sels minéraux au sol. Vient ensuite la période du pliage, où une personne devra passer devant chaque cep pour attacher ses baguettes sur les fils.

Les travaux « en vert » :  

Ainsi appelés parce que la vigne a démarré sa végétation, ils vont se faire manuellement ou mécaniquement. Se succèdent ébourgeonnage, épamprages et relevage.

Le relevage ou accolage viendra au printemps, quand la végétation sera bien partie, il consiste à maintenir verticalement la végétation à l’aide de 2 fils releveurs.

Les rognages seront réalisés pour obtenir un équilibre entre la surface foliaire exposée et les grappes développées. Il faudra plusieurs rognages durant la saison.

La protection de la vigne, les travaux du sol, et les maladies et leurs problématiques :

Depuis un certain nombre de décennies il est possible d’adopter différents modes de production, on parlera de nos jours de viticulture raisonnée, de viticulture intégrée (où on se soucie de la faune auxiliaire notamment les typhlodromes) ou de viticulture biologique. On trouvera quelques exemples illustrant certains courants dans ces pages.

La lutte raisonnée a pour objectif de lutter le plus efficacement possible contre les ravageurs et les maladies de la vigne, le déclenchement des traitements est réfléchi, les doses adaptées au volume foliaire et la pulvérisation réalisée dans des conditions météorologiques adéquates.

Il y eut une époque où les calendriers de traitements étaient bâtis avant la campagne (viticulture conventionnelle) ne tenant donc pas compte d’une année sèche comme d’une année humide (propice aux maladies), la vigne supportait, à peu près toujours le même nombre de traitements. Heureusement une forme de raison l’a emporté et l’utilisation des pesticides et autres produits se réfléchit davantage.

La terre pourra être labourée ce qui évitera de la désherber chimiquement, et limitera les effets d’érosion sur les sols. Bref, un certain nombre de recommandations s’organisent de plus en plus pour réduire les impacts chimiques sur les sols et la végétation et ainsi mieux respecter la biodiversité et le monde de la profession.



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